C'est la tête embrumée par une nuit courte et le manque de lumière au réveil que j'ai fait projet d'aller au cinéma aujourd'hui. Il pleut comme vache folle et l'eau condensée sur les vitres de
l'appart me dit :
" Retourne dans ton futon ! "
Mais non, j'ai décidé de ne pas écouter ce corps taillé pour l'aventure, fut-elle humide. Je vais attraper un bus puis un tramway et faire le reste du chemin sous un parapluie trop petit pour ma
carrure d'épaules, héhé !
"Into the wild" de Sean penn, voilà ce que je vais voir, à la séance à tarif réduit de l'Utopia. Il y a un moment que j'ai envie de voir ce film qui parle du renoncement d'un garçon à la
"formidable" vie tracée par son milieu et qui décide de mettre cap au Nord, direction l'Alaska. Je me demande en laissant mon esprit dériver sur la musique d'Autechre si les Etats-unis sont
si grands que ça. Est-ce que vivre dans un espace sans fin ouvre l'esprit ou permet d'envisager le monde différement ?
L'Alaska est un endroit où j'aimerais aller si mes moyens me le permettent un jour. Non pas que j'aime le froid ni les beaufs à moto-neige avec un fusil de chasse dans le dos. J'aime le calme,
les étendues à perte de vue et le temps qui ne s'alterne pas en jour/nuit toutes les 24 heures. Il faudrait que je mange un peu pour ne pas tomber dans le coma et que je prenne une douche....
pfff, quelle flemme !
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