C'est la question que je me pose tout le temps comme un bruit de fond dans le flot de pensées incessant de mon esprit, comme un ressac. Non pas que je sois dépressif , en tous cas pas
plus que ça...
Je pense que l'une des raisons de l'existence de Dieu pour une bonne partie de l'humanité est liée à cette question. Mais peut-être que l'humanité est dépressive congénitalement aprés tout. Quand
je parle d'existence de Dieu, je ne parle pas de façon absolue, Dieu n'est qu'une croyance c'est-à-dire une absence de questionnement. Par contre cette croyance a des répercutions sur la réalité
et donc un potentiel à être remise en cause, donc sujette au questionnement. Qu'est-ce que je disais ? Ha oui : "Pourquoi rester en vie ?"
D'abord pourquoi faire des enfants puisqu'on sait, et ce n'est pas être pessimiste que de l'écrire, qu'ils vont finir par mourir d'une façon ou d'une autre ?
C'est rigolo de dire : "C'est la vie " en parlant de la mort prochaine, la vie ne peut pas être la mort, c'est son contraire, passons. Je ne sais pas pourquoi mes parents ont cru bon de
s'accoupler pour me donner naissance. Péché de jeunesse, envie d'avoir un petit ( c'est si zoli ), envie de rejoindre le conformisme ambiant, envie de faire plaisir à leurs familles, de pacifier
leurs rapports ou bien de pacifier leur rapport avec leurs propres parents, croyance que la reproduction permet d'atteindre l'âge adulte.... je ne sais pas. Je n'ai toujours entendu que : "Tu as
été désiré".
Tans mieux mais ça me fait une belle jambe car ce désir m'a mis ici sans mon consentement et m'oblige à faire avec un truc pas évident : la vie !
D'abord, la vie, ça se sent. Officiellement je ressens avec cinq types de sens et des fois c'est bien mais souvent ça fait mal. Alors certe, je me suis habitué, j'ai augmenté mon seuil de réponse
à la douleur mais quand même, je voudrais pouvoir choisir de souffrir ou pas au lieu de subir et de faire avec. Ensuite, je suis quand même tributaire de deux patrimoines génétiques avec
lesquelles je dois composer ( trés injuste ). N'oublions pas que j'ai passé la plus grande partie de mon existence à devoir obéir et à me mordre la langue au lieu de poser des questions sur la
raison de cette obéissance à une autorité. Et croyez-moi, ça n'a pas été facile d'apprendre à se taire. Ca a souvent été douloureux avant de comprendre que je ne changerai pas le monde de cette
façon. Enfin, j'ai du apprendre que cette vie je devrais la gagner ou mourir lentement dans la honte et le bannissement par le groupe. J'ai fini par comprendre que gagner son existence était une
autre façon de mourir lentement, j'ai donc fait un autre choix. Un comble quand même. Imaginez que vous êtes invité par quelqu'un que vous ne connaissez pas et que passé la pas de la porte on
vous demande de préparer le repas, de mettre la table et de faire ça bien sous peine de sanctions !
C'est ça la vie, un marché de dupe dû à la vanité d'adultes immatures qui confondent sexe et amour et qui essaient de se sauver eux-même en condamnant un innocent. Donc si je reste en vie, c'est
parce que je n'ai pas demandé à être là mais que maintenant que j'y suis et qu'on m'emmerde depuis trente huit ans, je ne vois pas pourquoi je devrais débarrasser le plancher avant l'heure. Non
mais !
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