C'est la tête embrumée par une nuit courte et le manque de lumière au réveil que j'ai fait projet d'aller au cinéma aujourd'hui. Il pleut comme vache folle et l'eau condensée sur les vitres de l'appart me dit :
" Retourne dans ton futon ! "
Mais non, j'ai décidé de ne pas écouter ce corps taillé pour l'aventure, fut-elle humide. Je vais attraper un bus puis un tramway et faire le reste du chemin sous un parapluie trop petit pour ma carrure d'épaules, héhé !
"Into the wild" de Sean penn, voilà ce que je vais voir, à la séance à tarif réduit de l'Utopia. Il y a un moment que j'ai envie de voir ce film qui parle du renoncement d'un garçon à la "formidable" vie tracée par son milieu  et qui décide de mettre cap au Nord, direction l'Alaska. Je me demande en laissant mon esprit dériver sur la musique d'Autechre si les Etats-unis sont si grands que ça. Est-ce que vivre dans un espace sans fin ouvre l'esprit ou permet d'envisager le monde différement ?
L'Alaska est un endroit où j'aimerais aller si mes moyens me le permettent un jour. Non pas que j'aime le froid ni les beaufs à moto-neige avec un fusil de chasse dans le dos. J'aime le calme, les étendues à perte de vue et le temps qui ne s'alterne pas en jour/nuit toutes les 24 heures. Il faudrait que je mange un peu pour ne pas tomber dans le coma et que je prenne une douche.... pfff, quelle flemme !
Jeudi 17 janvier 2008
par le veilleur
ajouter un commentaire commentaires (1)   
Bohemian Waxwing (via CrazyM)

On nous parle de notre vie future dés la sortie utérine. A peine foulons-nous le sol terrestre à grands coups de brûlure pulmonaire nous arrachant le cri primal que nos parents sont là à faire des plans sur la comète et les trente prochaines années de notre existence. Et il fera du foot et elle fera de la danse et ils feront des études de droit et elle feront un beau mariage et toutes sortes de conneries du même acabit. A peine sorti, déja dans la grande compétition, inscrit au marathon sans même le savoir. Et vous croyez que nos chers parents s'émerveillent de nous voir marcher, sourir et réagir ?

Non, ce qui les émerveille c'est de voir dans quel contexte et à quelle vitesse nous acquérons notre autonomie car dans la croyance humaine lambda, si on marche ou parle plus tôt que la moyenne c'est que ce sera toute notre vie comme ça et qu'on baisera les copains avant qu'eux nous baisent. J'ai l'impression que ça les rassure parce qu'aprés la joie d'avoir un petit tout mignon, qui gargouille dans un coin et qu'on peut exhiber devant les yeux envieux des autres il faut faire face à l'angoisse de ce truc qui grandit, qui bouffe comme quatre et qui chie tout le temps. Il faut vite lui trouver un but à cette nouvelle vie, vite, vite, tout va de plus en plus vite. Bientôt les enfants devront être compétitifs au stade ambryonnaire et on les orientera dés le troisième mois à vie !

On l'a vendu à nos parents et nos parents en bons soldats nous le vendent à leur tour : ta vie, ma vie, sa vie...
Si on les croit, ça se déroule simplement en suivant un chemin balisé de la naissance à la tombe. Naissance, école maternelle, école primaire, collège, lycée, université, métier, immobilier, mariage, enfants, retraite, mort. Et bien sûr on feint d'ignorer le risque permanent d'accident qui viendrait gripper une mécanique si bien huilée. Ou plutôt on assure, on réassure et on se rassure dans la peur ambiante. Ce fantasme est si bien ancré chez certains d'entre nous que nous sommes prêts à vendre, donner, voire payer pour perdre notre liberté en échange d'un fragment du délire parental.
Mercredi 16 janvier 2008
par le veilleur
ajouter un commentaire commentaires (0)   
L'image “http://www.sweetgifs.com/images/002.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Le moyen moderne d'alliénation des esprits en temps réel et en flux continu. Plus moyen de réfléchir, une info chasse l'autre en permanence, s'arrêter une nano seconde provoque un retard qui provoque une anxiété. Les systèmes démocratiques totalitaires emploient cette méthode pour empêcher toute analyse par le citoyen. C'est trés proche de la consommation sans conscience. "Il me faut le dernier truc sinon je vais être à la ramasse".

Nous devenons des perroquets juste bons à radotter, faire suivre, mettre en lien, colporter, mettre en boucle, les yeux vitreux et l'esprit en mode alpha. Internet devient cette concrétisation de l'agitation perdue. Outre la flatterie d'un ego en mal de reconnaissance, c'est la convergence de tout ce qui peut perdre de l'énergie en guise d'occupation quotidienne. Oui, j'y participe certainement en prenant le temps d'écrire ces quelques lignes mais je ne fais pas dans l'actualité copiée / collée à peine digérée, tout le temps en réaction et dans la production excédentaire de bile.

Ce que beaucoup d'êtres humains utilisant le Réseau ont du mal à comprendre c'est que leur super-ordinateur central à base de bio puces et au disque dur aussi vaste que l'Univers est lui aussi une des composantes de ce réseau global. Certe, aujourd'hui, il y a encore un écran entre l'information et ce cortex cérébral qui nous anime mais ce ne sera pas toujours le cas et bientôt le dehors sera le dedans. Néanmoins, par le biais de l'imagination et de la simulation nous abattons déja les frontières entre l'électronique et le biologique. Il suffit d'observer quiconque participe à un chat, un forum où joue à un jeu en réseau. Le cerveau ne demande qu'à croire et il y parvient. Nos esprits sont "hackés" par l'information en continue et comme des toxicomanes nous pensons que c'est nous qui contrôlons et qu'il suffit d'appuyer sur le bouton on / off. Dans moins de cinq ans, les écrans ne s'éteindront plus jamais et il n'y aura plus d'interface de type frontal entre le web et nous, tout sera tranparent et nous ne seront plus capables de vivre sans, ni de savoir si nous sommes dedans et quand.
Mardi 15 janvier 2008
par le veilleur
ajouter un commentaire commentaires (0)   
prison

C'est la question que je me pose  tout le temps comme un bruit de fond dans le flot de pensées incessant de mon esprit, comme un ressac. Non pas que je sois dépressif , en  tous cas pas plus que ça...
Je pense que l'une des raisons de l'existence de Dieu pour une bonne partie de l'humanité est liée à cette question. Mais peut-être que l'humanité est dépressive congénitalement aprés tout. Quand je parle d'existence de Dieu, je ne parle pas de façon absolue, Dieu n'est qu'une croyance c'est-à-dire une absence de questionnement. Par contre cette croyance a des répercutions sur la réalité et donc un potentiel à être remise en cause, donc sujette au questionnement. Qu'est-ce que je disais ? Ha oui : "Pourquoi rester en vie ?"
D'abord pourquoi faire des enfants puisqu'on sait, et ce n'est pas être pessimiste que de l'écrire, qu'ils vont finir par mourir d'une façon ou d'une autre ?

C'est rigolo de dire  : "C'est la vie " en parlant de la mort prochaine, la vie ne peut pas être la mort, c'est son contraire, passons. Je ne sais pas pourquoi mes parents ont cru bon de s'accoupler pour me donner naissance. Péché de jeunesse, envie d'avoir un petit ( c'est si zoli ), envie de rejoindre le conformisme ambiant, envie de faire plaisir à leurs familles, de pacifier leurs rapports ou bien de pacifier leur rapport avec leurs propres parents, croyance que la reproduction permet d'atteindre l'âge adulte.... je ne sais pas. Je n'ai toujours entendu que : "Tu as été désiré".
Tans mieux mais ça me fait une belle jambe car ce désir m'a mis ici sans mon consentement et m'oblige à faire avec un truc pas évident : la vie !

D'abord, la vie, ça se sent. Officiellement je ressens avec cinq types de sens et des fois c'est bien mais souvent ça fait mal. Alors certe, je me suis habitué, j'ai augmenté mon seuil de réponse à la douleur mais quand même, je voudrais pouvoir choisir de souffrir ou pas au lieu de subir et de faire avec. Ensuite, je suis quand même tributaire de deux patrimoines génétiques avec lesquelles je dois composer ( trés injuste ). N'oublions pas que j'ai passé la plus grande partie de mon existence à devoir obéir et à me mordre la langue au lieu de poser des questions sur la raison de cette obéissance à une autorité. Et croyez-moi, ça n'a pas été facile d'apprendre à se taire. Ca a souvent été douloureux avant de comprendre que je ne changerai pas le monde de cette façon. Enfin, j'ai du apprendre que cette vie je devrais la gagner ou mourir lentement dans la honte et le bannissement par le groupe. J'ai fini par comprendre que gagner son existence était une autre façon de mourir lentement, j'ai donc fait un autre choix. Un comble quand même. Imaginez que vous êtes invité par quelqu'un que vous ne connaissez pas et que passé la pas de la porte on vous demande de préparer le repas, de mettre la table et de faire ça bien sous peine de sanctions !

C'est ça la vie, un marché de dupe dû à la vanité d'adultes immatures qui confondent sexe et amour et qui essaient de se sauver eux-même en condamnant un innocent. Donc si je reste en vie, c'est parce que je n'ai pas demandé à être là mais que maintenant que j'y suis et qu'on m'emmerde depuis trente huit ans, je ne vois pas pourquoi je devrais débarrasser le plancher avant l'heure. Non mais !
Dimanche 13 janvier 2008
par le veilleur
ajouter un commentaire commentaires (0)   


Comme chaque jour, j'ouvre les yeux sur une nouvelle journée. Pure  vue de l'esprit à base de calendrier et de croyance. Aprés le RESET de la nuit, le traitement de l'info du jour précédent par mon cortex cérébral durant le sommeil, je suis plus ou moins en capacité de redémarrer ma machine physique. Moi, je pense que chaque jour est le même jour et que tout n'est qu'une question de point de vue. Donc, chaque jour, je me lève et je te bouscule, tu ne te réveilles pas, comme d'habitudeu.... (sourire).

Souvent j'ai la tête dans le pâté car j'ai peu dormi vu que je me suis, encore, couché trés tard ou trés tôt, au choix. Je me prépare une boisson chaude, thé ou infusion histoire de réveiller la tuyauterie du bas. Car la chose la plus importante de ma journée, c'est de me délester de mes déchets intimes. Si je faisais cela dans la nature, j'aurais en plus la satisfaction de la fertiliser.  Ensuite... hé bien, je partage ma journée entre composition musicale, écriture, chat, masturbation, ballade parmi  mes semblables... enfin, ils ont deux jambes et deux bras comme moi... d'ailleurs qu'est-ce qui me prouve que parce qu'on a deux jambes et deux bras on est forcément Humain?

Les grands singes aussi ont tout cela et pourtant, je me différencie d'eux instantanément. En vrai, pour tout vous dire, je ressens la même chose au milieu de mes semblables que si j'étais au milieu des gorilles... dans la brume (sourire 2). Je me sens d'une autre espèce et éprouve une certaine répugnance à m'identifier comme faisant parti du groupe. Et plus je vieillis et pire c'est. Mon rêve dans la vie c'est de la traverser sans être atteint par quoi que ce soit comme un étranger, invisible, comme un observateur et j'y arrive presque !

Ne croyez pas que je sois un introverti, un effacé, un mou, une petite bête craintive, non, je suis capable d'asséner des coups méchants et mortels si ma vie, qui ne vaut pourtant pas grand chose, est en voie d'être abrégée par un idiot passant par là. Même chose si l'on tente de m'intoxiquer par le biais du mental. Mais j'essaie d'appliquer en tous temps et en tous lieux cette simple philosophie : vivre et laisser vivre en évitant de tenter de convaincre les imbéciles. Comme le félin, je préfère ne dépenser de l'énergie que pour ma propre survie. Choix égoïste mais surtout choix pragmatique fruit d'années d'expérimentations. On ne convainc que les gens convaincus, les autres on les influence de par leur propre choix ( ils sont à la recherche d'un gourou ) ou de par leur faiblesse d'esprit ce qui ne me procure aucune forme de satisfaction.
Samedi 12 janvier 2008
par le veilleur
ajouter un commentaire commentaires (1)   
Blog : Blogzine sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus